Je ne peins pas ma vie, je peins pour l'enjoliver

PSYCHOLOGIE - PHILOSOPHIE - quelques thèmes

Le principe de Dilbert est une version aggravée du principe de Peter. Dans le livre Le Principe de Dilbert1, Scott Adams rappelle le principe de Peter : Tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence.

Mais ces dernières décennies, selon l'auteur, le management a évolué d'une manière telle que l'époque où le principe de Peter s'appliquait pourrait passer pour un âge d'or en comparaison.

Le nouveau principe, principe de Dilbert, s'énonce ainsi : « Les gens les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : ceux de managers. »

Si le principe de Peter garantissait qu'un dirigeant incompétent serait compétent s'il occupait le poste d'un de ses subordonnés, dans une entreprise dilbertienne au contraire, les dirigeants sont ceux qui étaient les plus nuls aux postes subordonnés. En particulier, ils ne comprennent rien à la technologie et manquent de bon sens dans les cas les plus graves.

Réciproquement, les employés les plus compétents ne sont en aucun cas promus, car irremplaçables à leurs postes actuels.

Nous pouvons noter que bien qu'apparemment inégalitaire, le principe de Dilbert apporte en théorie une solution aux problématiques posées par le principe de Peter :

    les employés incompétents ne restent pas dans un poste où ils ne sont pas compétents (car promus)
    les employés compétents restent à un poste où ils sont compétents car non-promus


SAVOIR
DONNER-RECEVOIR-DEMANDER-REFUSER





Totem et Tabou

Sigmund Freud
L'intégral

Chapitre premier
La Prohibition de l'inceste



Nous connaissons le chemin parcouru par l'homme de la préhistoire, dans son développement, grâce aux monuments et aux ustensiles qu'il nous a laissés, grâce aux restes de son art, de sa religion et de sa conception de la vie qui nous sont parvenus soit directement, soit transmis par la tradition dans des légendes, des mythes et des contes, grâce enfin à la survivance de sa mentalité que nous pouvons retrouver dans nos propres mœurs et coutumes. En outre, cet homme de la préhistoire est encore, jusqu'à un certain point, notre contemporain; il existe encore des hommes quo nous considérons comme étant beaucoup plus proches des primitifs que nous ne le sommes et dans lesquels nous voyons les descendants et successeurs directs de ces hommes de jadis. C'est ainsi que nous jugeons les peuples dits sauvages et demi-sauvages, dont la vie psychique acquiert pour nous un intérêt particulier, si nous pouvons prouver qu'elle constitue une phase antérieure, bien conservée, de notre propre développe­ment.

Admettons que cette preuve soit faite; en établissant alors une comparaison entre la « psychologie des Peuples primitifs, » telle que nous la révèle l'ethnographie, et la psychologie du névrosé, telle qu'elle ressort des recherches psychanalytiques, nous devrons trouver entre l'une et l'autre de nombreux traits communs et être à même de voir sous un jour nouveau, dans l'une et dans l'autre, des faits déjà connus.

Pour des raisons aussi bien extérieures qu'intérieures, je choisis, en vue de cette comparaison, les tribus que les ethnographes nous ont décrites comme étant les plus sauvages, les plus arriérées et les plus misérables: les habitants primitifs du plus jeune des continents, de l'Australie, qui a conservé jusque dans sa faune tant de traits ar­chaïques, introuvables ailleurs.

Les habitants primitifs de l'Australie sont considéré comme une race à part, sans aucune parenté physique ni linguistique avec ses voisins les plus proches, les peuples mélanésiens, polynésiens, malais. Ces habitants ne bâtissent ni maisons, ni cabanes solides, ne cultivent pas le sol, ne possèdent aucun animal domestique, pas même le chien, ignorent jusqu'à l'art de la poterie. Ils se nourrissent exclusivement de la chair de tous les animaux, quels qu'ils soient, qu'ils abattent et des racines qu'ils arrachent à la terré. Ils n'ont ni rois ni chefs, l'assemblée des hommes mûrs décidant des affaires communes. Il n'est pas certain qu'on trouve chez eux des traces d'une religion, sous la forme d'un culte rendu à des Êtres supérieurs. Les tribus de l'intérieur du continent qui, par suite du manque d'eau ont à lutter contre des conditions excessivement dures apparaissent sous tous les rapports plus primitives que les tribus voisines de la côte.

Nous ne pouvons, certes, pas nous attendre a ce que ces misérables cannibales nus observent une morale sexuelle se rapprochant de la nôtre ou imposent à leurs instincts sexuels des restrictions trop sévères. Et, cependant, nous savons qu'ils s'imposent l'interdiction la plus rigoureuse des rapports sexuels incestueux. Il semble même que toute leur organisation sociale soit subordonnée à cette intention ou soit en rapport avec sa réalisation.

Suite ........


http://wikilivres.info/wiki/Totem_et_Tabou/Chapitre_1






L'EMPIRISME

L'empirisme désigne un ensemble de théories philosophiques (avec des applications logiques, psychologiques ou linguistiques) qui font de l'expérience sensible l'origine de toute connaissance valide et de tout plaisir esthétique. L'empirisme s'oppose en particulier à l'innéisme des idées et à l'idée de connaissance a priori. Il va souvent de pair avec une théorie associationniste des idées, qui expliquent leur formation par la conjonction d'idées simples (William James étant, sur ce point, une exception notable [1])
Roger Bacon, philosophe scolastique

L'empirisme postule que toute connaissance provient essentiellement de l'expérience. Représenté par exemple par les philosophes anglais Roger Bacon, John Locke et David Hume, ce courant considère que la connaissance se fonde sur l'accumulation d'observations et de faits mesurables, dont on peut extraire des lois générales par un raisonnement inductif (dit aussi synthétique [réf. nécessaire]), allant par conséquent du concret à l'abstrait. L'« empirie » est ainsi l'ensemble des données de l'expérience pure, considéré comme l'objet sur lequel porte la méthode expérimentale.


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la forclusion du nom du père

 

 

 

Le site "Psychiatrie Infirmière" reproduit ici une intervention de Jean Luc Graber sur la forclusion du Nom du Père.

 

Introduction

 

Le concept de la "forclusion du Nom du Père" a été élaboré par Jacques Lacan dans les années 1955 - 1956 - 1957. Ce concept est resté, avec celui du "stade du miroir" (accès au dossier "stade du miroir"), un passage obligatoire à la compréhension de l'œuvre de Jacques Lacan (accès au dossier "Jacques Lacan: introduction, définition et théorie").

 

Jacques Lacan a parlé de la forclusion dans un texte qui s'appelle: "d'une question préliminaire à toute réponse possible au traitement de la psychose".

De ce fait, il introduit donc cette question comme préalable d'une autre question: "est-ce que l'on peut soigner la psychose?"

Et cette deuxième question, elle, reste en suspens, car y a-t-il une cure possible, pour le psychotique? Nous laisserons donc pour l'instant cette question avec des points de suspension...

 

En aucune manière nous ne prétendrons avoir fait le tour de la question de la psychose (accès au dossier "psychose: définition, pathologie et soin"), si on ne comprend pas ce que c'est que la forclusion du Nom du Père. Car même quand le concept est connu et appréhendé, la grosse difficulté est encore de voir comment ça fonctionne dans la clinique, et en particulier dans la psychose de l'enfant.

 

Jacques Lacan a élaboré la notion de forclusion à partir de cas d'adultes, notamment à partir du "cas Schreber" (dans "Cinq psychanalyses" de Sigmund Freud). Il s'est appuyé sur les consultations qu'il faisait à l'époque à l'hôpital Ste Anne, où on lui présentait surtout des cas de psychotiques adultes. Il est vrai que cette forclusion s'applique assez bien, de façon cohérente dans les psychoses paranoïdes et paranoïaques.

Mais est-ce que cela peut nous aider dans les psychoses de l'enfant et en particulier dans l'autisme (accès au dossier "autisme: définition et théorie")? C'est la critique qu'il y aurait à faire sur ce que l'on sait de la forclusion. En tout cas, il ne faut surtout pas penser que la forclusion explique tout.

 

Pour introduire la question de la forclusion on peut donc dire que le concept essaie de rendre compte de la faille spécifique que l'on trouve chez les psychotiques: la faille dans le système symbolique. Comment peut-on la repérer? Bien entendu par la difficulté que le sujet a de s'exprimer, de communiquer. A-t-il oui ou non une parole? On sait que l'enfant psychotique a toujours une altération de la parole. Et même s'il est dans le langage, il n'a pas forcément la parole. Il peut très bien être écholalique, c'est-à-dire parler en écho. Il est alors dans le langage parce qu'il utilise des mots, mais ces mots en question ne sont pas les siens. Il reprend les mots de l'autre. L'autre, avec un grand ou un petit "a". Et c'est l'autre double, l'autre spéculaire, qu'il imite et dont il reprend les mots. Ou alors, le psychotique invente des mots qui sont hors langage. Bref, il y a donc toujours une faille, d'une manière ou d'une autre, qui se traduit par un défaut de langage. Mutisme, écholalie, mais également déraillement schizophrénique de la symbolisation: lorsque le sujet schizophrénique se met à parler dans une sorte de "décalage", de séparation entre ce qui est du signifiant et du signifié, il se met alors à aligner les mots les uns à la suite des autres, sans que l'interlocuteur puisse comprendre, sans que cela renvoie à un signifié, ou à une signification pour l'autre. Il y a coupure entre signifiant et signifié, et les deux fonctionnent pour leur propre compte.

 

D'autres symptômes, proprement psychotiques, introduisent également cette faille dans le système symbolique chez l'enfant et l'adulte: les hallucinations, le fait d'entendre des voix, le fait d'avoir des idées qui s'imposent à soi et qui traduisent en fait que, ce que le sujet ne peut garder en lui, revient du dehors, sous la forme d'une hallucination.


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LES MECANISMES DE DEFENSE

 

 Définition

 

Un mécanisme de défense est un processus de défense élaboré par le Moi sous la pression du Surmoi et de la réalité extérieure, et permettant de lutter contre l'angoisse (accès au dossier "angoisse"). Il en existe plusieurs.

Ces mécanismes psychiques préservent le Moi et le protègent aussi des exigences pulsionnelles du ça (accès au dossier "les instances psychiques: le ça et le moi"). Mais ce dont le Moi se protège en priorité, c'est de l'angoisse.

Par exemple, une représentation inconsciente va être incompatible avec les exigences du Surmoi. Cette représentation inconsciente du ça apporte du plaisir mais provoque aussi du déplaisir. Le Moi, pour se défendre contre cette représentation, va utiliser divers procédés que l'on réunit sous le terme de "mécanismes de défense du Moi".

 

Rappels

 

- La psychose : c'est une affection mentale résultant de frustrations précoces, c'est à dire avant la fin de la première année de la vie, et pré-formant le Moi de manière psychotique (accès au dossier "psychose: théories et définitions"). Ce ne sera qu'à la puberté, quand le sujet aura vécu des expériences autres, que l'on pourra parler de psychose établie ou non, suivant que ces expériences auront été réparatrices ou non. C'est ainsi que la schizophrénie ne se déclare que vers 16 à 20 ans (accès au dossier "schizophrénie").

- La névrose : concerne les conflits d'ordre Oedipien, réactualisés à la puberté. Ce sera l'hystérie et la névrose obsessionnelle principalement (accès au dossier "névrose: théories et définitions").

- Comparer ici les éléments distinctifs de la névrose, les éléments distinctifs de l'état limite et les éléments distinctifs de la psychose.

 

 Protections autistiques

 

L'enfant est très tôt confronté à la peur de mourir. Il s'accroche à la vie au moyen de protections psychiques élémentaires. Ce sont ses premiers "mécanismes de défense":

   1.

      Démantèlement. C'est un mécanisme passif qui consiste à faire en sorte que le Moi précoce soit suspendu, cesse d'exister. Les manifestations pulsionnelles sont désintégrées et l'enfant ne ressent plus l'angoisse. Cela devient pathologique quand le mécanisme est utilisé de manière excessive, massive, stéréotypée. Le démantèlement semble être la base de tout ce qui a à voir avec le fait de suspendre tout lien avec l'extérieur (ressenti par exemple plus tard lors d'immersions dans des musiques très répétitives, ou dans la toxicomanie...). Cela s'observe chez l'autiste quand il coupe tout contact par son regard dans le vague, ailleurs.
   2.

      Identification adhésive. Forme d'identification en surface. Cela s'observe dans l'écholalie où juste la surface de l'attitude et du comportement est réutilisée. C'est vidé de sens. C'est en fait tout ce qui est de l'ordre du mimétisme, de l'accrochage à une sensation pour éviter l'angoisse de la chute (on notera par exemple le regard qui se fixe sur un point). Cela concerne le contact corporel et psychique. Le mécanisme d'identification adhésive a pour but d'éviter de disparaître.

 

Mécanismes de défense psychotiques

 

Forcément très archaïques, ils concernent une relation objectale non génitalisée (accès au dossier "relation objectale"). Ils ont souvent valeur de symptôme. Précisons que l'autisme, état le plus morbide et le plus archaïque, n'utilise aucun de ces mécanismes: c'est un état de plaisir/déplaisir de l'enfant, cristallisé de manière pathologique (accès au dossier "autisme: théories et définitions").

   1.

      Le clivage : c'est le premier mécanisme de défense psychotique, ou primaire. Le clivage concerne soit l'Objet, soit le Moi. Dans le clivage, l'Objet est séparé en 2 parties, bonnes ou mauvaises, ayant des destins indépendants (bon et mauvais Objet). Exemple: vivre selon la réalité et la nier complètement, une partie du Moi reconnaissant la réalité et une autre partie du Moi la niant, sans qu'il y ait d'influence d'une partie sur l'autre. Dans le clivage, on préserve le bon Objet du mauvais Objet, pour éviter la contamination. Le clivage du Moi préserve la bonne partie de soi liée à la libido, de la mauvaise partie de soi, liée à la pulsion de mort (l'ambivalence est le mécanisme qui remplace le clivage dans la névrose, car le clivage est psychotique uniquement).
   2.

      La projection : c'est une opération psychique qui permet au sujet de localiser à l'extérieur ce qui se situe en fait à l'intérieur de lui. Il attribue donc à une autre personne les affects dont il ne peut se protéger et qu'il refuse de reconnaître en lui-même. La projection existe aussi comme mécanisme névrotique, mais avec une localisation à l'extérieur moins vitale, moins expulsive, avec un début de reconnaissance préconsciente, tandis que la projection psychotique est plus massive, systématique, comme dans la paranoïa (la paranoïa est une psychose) dont elle constitue le principal mécanisme, de façon délirante. Le sujet nie pour lui un désir intolérable et projette ce désir sur un autre.
   3.

      L'introjection : opération psychique qui permet au sujet de localiser à l'intérieur ce qui se situe en fait à l'extérieur. La tendance naturelle est d'introjecter les bons Objets à l'intérieur de soi pour fortifier son Moi. La dépression mélancolique est un contre exemple puisque l'Objet perdu, détérioré par l'agressivité du sujet est introjecté: le sujet ressent vis à vis de lui-même les sentiments qu'il avait adressés à l'Objet, et c'est l'introjection cette fois du mauvais Objet (accès au dossier "mélancolie"). L'introjection est l'équivalent psychique de l'incorporation, le sujet faisant passer fantasmatiquement du dehors au dedans les Objets extérieurs et les qualités inhérentes à ces Objets. C'est un mécanisme psychotique utilisé quelque fois par la névrose.
   4.

      L'idéalisation : le bon Objet devient parfait, idéal, afin d'être préservé du mauvais Objet. C'est un mécanisme très psychotique employé aussi bien dans la schizophrénie que dans la paranoïa (pour la paranoïaque hospitalisé, c'est souvent le médecin-chef qui est idéalisé). L'idéalisation permet de protéger le bon Objet des pulsions destructrices en amplifiant ses qualités exagérément.
   5.

      Le mépris de l'Objet : l'Objet est déprécié, anéanti pour se préserver de l'angoisse résultant de la perte éventuelle de cet Objet. C'est une défense maniaque (exemple: quitter la personne qu'on aime pour éviter d'être quitté).
   6.

      Le triomphe : l'Objet n'a aucune valeur en lui-même. C'est l'attitude toute puissante du sujet sur l'Objet. Contrôle omnipotent de l'Objet. S'assimile au mépris de l'Objet.
   7.

      L'identification projective : une partie de la personnalité du sujet s'introduit fantasmatiquement dans le Moi de l'Objet pour le contrôler, lui nuire ou chercher des satisfactions qu'il suppose y être. Cette partie appartient toujours au sujet (exemple: l'identification à l'agresseur).
   8.

      L'identification introjective : une partie de la personnalité d'un autre s'introduit dans le sujet pour le contrôler, lui nuire ou chercher des satisfactions. Cette partie de la personnalité de l'autre reste une partie vivante de l'autre.
   9.

      La régression : perte des acquisitions antérieures pour retrouver un système de relation au monde extérieur plus archaïque.
  10.

      Le déni de la réalité : le sujet nie une partie de la réalité qui lui apporterait de l'angoisse.
  11.

      La forclusion : voix, idées, visions, odeurs... que le sujet ne reconnaît pas de lui et qui reviennent du dehors pour s'imposer à lui sous forme d'hallucinations. Révèle une faille dans le système symbolique, un décrochage entre signifiant et signifié. Il n'y a pas de retour du refoulé comme cela peut se passer chez le névrosé dans le lapsus ou le rêve. Dans la psychose, ce n'est pas le sujet qui se parle, mais l'Autre qui lui parle de l'extérieur (accès au dossier "forclusion").

 

Mécanismes de défense élaborés, ou névrotiques

   1.

      Le refoulement : c'est un mécanisme majeur lié à la culpabilité et qui contribue à tous les autres mécanismes de défense. C'est aussi le plus complexe. Il est constitutif de l'inconscient comme domaine séparé du reste du psychisme. C'est par le refoulement que certains contenus inconscients ne parviennent jamais à la conscience, et que d'autres y retournent. Le refoulement est donc à la fois une pression/censure et un maintien. Le refoulement fait revenir à l'inconscient des représentations liées à des pulsions (accès au dossier "pulsions"), et risquant de provoquer du déplaisir à l'égard du Surmoi et de la réalité extérieure. Une représentation est refoulée quand elle subit l'attraction du noyau inconscient pathogène et l'action de la censure (refoulement originaire + censure). Ce n'est jamais la pulsion qui est refoulée, mais sa représentation (la pulsion a deux aspects: l'affect et la représentation). L'émotion (l'affect) n'est jamais refoulé. La représentation refoulée de la pulsion séjourne dans l'inconscient et va s'y organiser. Elle va ainsi effectuer un travail de déformation et d'éloignement. Elle va former des rejetons qui subiront chacun un destin particulier. La charge affective, ou affect, va se lier à l'un de ces rejetons et va tenter à nouveau d'émerger, et ce sera le retour du refoulé qui s'exprimera dans les rêves (accès au dossier "rêve"), les actes manqués, les lapsus (accès au dossier "lapsus")... etc. Rien ne subsistera de la représentation première si ce n'est l'affect qui va provoquer l'angoisse. Il faut considérer le refoulement comme une étape première. Le produit refoulé (nos représentations mentales inavouables) se déverse dans le ça.
   2.

      La formation réactionnelle : c'est une attitude qui s'oppose à un désir refoulé et qui se constitue en réaction contre celui-ci. C'est donc d'abord un refoulement, puis un contre investissement dans un élément conscient de force égale. Par exemple un adolescent est conscient de son agressivité (accès au dossier "agressivité"), mais pas de sa tendresse. Il est aussi conscient de sa pudeur, mais pas de son exhibitionnisme. Il transforme ainsi quelque chose d'inacceptable en quelque chose d'acceptable (tendresse vis à vis d'un petit frère en réaction à la jalousie agressive refoulée). Autre exemple, la personne qui fait toujours le ménage, ne peut tolérer la saleté, et réagit en réaction à son désir anal (accès au dossier "stade anal"), ce qui lui permet de toucher la saleté tout en respectant son Surmoi et les exigences extérieures. La formation réactionnelle concerne essentiellement la pulsion anale et ses dérivés (conformisme, propreté, honnêteté...) pour justement lutter contre (contre la saleté, contre l'avarice, contre le désordre...). Quelquefois, il y a émergence du refoulé. Dans la névrose obsessionnelle (accès au dossier "névrose obsessionnelle"), ce mécanisme est typique, caricatural, inapproprié, pathologique. La formation réactionnelle peut être utilisée par tout le monde mais de façon adaptée, ponctuelle: c'est alors un "mécanisme de dégagement". Notons que la formation réactionnelle concerne l'attitude tandis que le renversement de la pulsion en son contraire concerne la pulsion.
   3.

      L'isolation : ce mécanisme consiste à isoler une pensée ou un comportement de son affect, de son contexte affectif. La représentation est reconnue mais ne touche pas le sujet. On retrouve ce mécanisme dans les névroses obsessionnelles, ainsi que chez les hystériques qui semblent indifférents (accès au dossier "hystérie"), en réaction à une trop grande fragilité. Très souvent l'affect est dévié sur une autre représentation anodine qui deviendra obsédante (ne pas supporter par exemple le massacre des bébés phoques, et y penser sans arrêt, de façon obsédante). L'affect, qu'on ne peut pas refouler, est dévié. "Il n'a pas encore réalisé ce qui lui est arrivé" dit-on parfois de quelqu'un, sans pour autant que ce soit pathologique, mais c'est ce mécanisme de défense qui se met en place pour protéger le Moi.
   4.

      Le déplacement : l'affect associé à une représentation mentale dangereuse se détache de celle-ci pour s'investir sur une autre représentation moins dangereuse afin de se défouler.
   5.

      L'annulation rétro-active : faire en sorte que des pensées, des gestes ou des paroles ne soient pas advenues et pour cela il y a utilisation d'une nouvelle pensée ou d'un nouveau comportement ayant une signification autre ou supposée autre.
   6.

      Le retournement sur soi : processus par lequel la pulsion remplace un Objet extérieur indépendant par le sujet lui-même. La charge affective reste inchangée mais se retourne sur le sujet. L'affect est reconnu puis retourné sur la personne. Par exemple le sadisme se retourne vers soi et est appelé masochisme. Cela concerne principalement la pulsion agressive. Notons que dans l'introjection, c'est une qualité extérieure que l'on place en soi, tandis que dans ce mécanisme de retournement sur soi, l'énergie pulsionnelle appartient déjà au sujet mais au lieu de s'extérioriser, elle est retournée vers lui. Cela s'observe par exemple dans le suicide (accès au dossier "suicide"), ou dans l'auto-agressivité.
   7.

      Le renversement de la pulsion en son contraire : le but (et non l'objet) de la pulsion se transforme en son contraire, principalement dans le passage de l'activité à la passivité. Par exemple l'agressivité vis à vis de quelqu'un qu'on a aimé, ce qui est une façon de se détacher de la personne. Autre exemple, le voyeurisme qui se transforme en exhibitionnisme. Notons que dans le mécanisme du retournement sur soi, le voyeurisme devient du narcissisme, voyeurisme sur soi.
   8.

      La rationalisation : procédé par lequel le sujet cherche à donner une explication cohérente, logique, acceptable, morale à une attitude, un sentiment dont il ne perçoit pas les véritables motifs. Cela permet d'expliquer un fonctionnement ou un comportement autrement qu'en recourant à l'affectif, autorisant ainsi une satisfaction pulsionnelle culpabilisante. Le Surmoi cherche des appuis moraux, politiques ou religieux pour renforcer les défenses du Moi. On parle aussi d'intellectualisation, dont le but est de maîtriser en mettant à distance les affects. C'est jouer avec les mots et les idées pour mettre de côté les pulsions.
   9.

      La dénégation : procédé par lequel le sujet exprime un désir, une pensée, un sentiment jusqu'ici refoulé tout en se défendant, en niant qu'il lui appartienne. C'est une négation de précaution qui met en fait l'accent sur ce qui est important: "je vais vous dire ce que je ne suis pas" (c'est en fait ce que je suis). On présente son être sur le mode de n'être pas. Il y a une certaine acceptation du refoulé qui subsiste cependant sous la forme de négation. La dénégation est un moyen de prendre connaissance du refoulé, une sorte d'admission intellectuelle avec une inadmission affective. Le Moi est en méconnaissance dans la connaissance. Répugnance à s'identifier à ce qu'on vient de dire.
  10.

      La sublimation : mécanisme concernant des activités intellectuelles, artistiques ou religieuses. La sublimation porte sur les pulsions partielles libidinales qui ne parviennent pas à s'intégrer dans la forme définitive de la génitalité. Il n'y a pas de refoulement (ce n'est donc pas à proprement parler un mécanisme de défense) mais une conversion de ces pulsions dans un but non sexuel qui revalorise le sujet. La sublimation ne se fait pas sous la pression du Surmoi mais est de l'ordre de l'idéal du Moi. Il n'y a pas de culpabilité mais plutôt du narcissisme. Trois caractéristiques: déplacement d'Objet, changement de nature de la pulsion, l'Objet visé est socialement valorisé. La sublimation dévie les pulsions sexuelles vers un Objet socialement valorisé.
  11.

      L'inhibition : évitement d'une situation qui révèle en nous des pulsions pénibles.




Votre livre s'intitule Pourquoi l'amour ne suffit pas. Les parents d'aujourd'hui croient donc que l'amour suffit pour élever les enfants ?

Claude Halmos : Ils sont pris dans un mouvement de toute la société, où l'on tend de plus en plus à réduire les relations parents-enfants à de l'amour. On entend beaucoup dire, à propos de divorce ou de placement, par exemple : « Pour l'enfant, ça sera bien puisqu'il sera aimé. » Au fond, il y a une espèce de certitude implicite qui pèse sur les parents. Puisque l'on a des sentiments forts pour l'enfant et qu'on les lui exprime, cela suffira à son développement. Et quand on dit « amour », on ne se demande pas si l'amour pour l'enfant est un amour comme les autres. On prend pour référence ce que l'on connaît de l'amour en général. C'est-à-dire, en gros, les sentiments.
Alors que l'amour pour l'enfant est un amour particulier ?

C'est un amour tout à fait particulier. Parce que aimer un enfant, c'est aimer quelqu'un que l'on ne possédera jamais complètement. Il y a d'abord l'interdit de l'inceste, on ne possédera pas son corps, mais on ne possédera pas non plus son esprit, parce que son esprit doit trouver ses voies à lui. Et puis surtout, on l'aime pour qu'il nous quitte. Ce qui est la différence absolument essentielle avec l'amour entre adultes. On n'ira jamais penser qu'il est normal qu'un mari nous quitte, qu'un amant nous quitte, qu'une femme nous quitte, alors qu'un enfant, on l'aime, on lui donne tout et plus que tout… pour qu'il nous quitte. Et ce n'est pas naturel pour les parents, cela demande tout un travail.

Donc l'amour, bien sûr, est fondamental : si l'on n'a pas été aimé de son père et de sa mère, on peut errer sa vie entière à la recherche de ce qui pourrait combler ce manque, mais cela ne suffit pas. Et ça suffit d'autant moins que l'amour parental implique un devoir d'éducation.
Ce devoir d'éducation vous semble manquer plus aujourd'hui qu'hier ?


Oui, parce que quand on réduit l'amour parental à des sentiments, on oublie la construction de l'enfant. Un enfant se construit, et le facteur essentiel de sa construction, c'est l'éducation que lui donnent ses parents. C'est elle qui lui permet de devenir un "civilisé". C'est-à-dire un être qui n'est pas seulement guidé par ses instincts et son bon plaisir. Cela suppose que les parents mettent des limites. C'est souvent difficile pour eux parce qu'ils ont peur que l'enfant souffre. Mais c'est une souffrance indispensable et constructive.

N'avez-vous pas l'impression que les parents donnent trop d'amour parce qu'ils ont le sentiment d'en avoir manqué ?

Ceux qui ont réfléchi à leur propre enfance se sont souvent rendu compte que leur éducation avait été du dressage, et qu'on leur avait imposé des limites qui ne respectaient pas du tout leur personne. Ils en ont conclu que c'était ça l'éducation, et ils ont jeté l'enfant avec l'eau du bain.

S'ajoute toute cette vogue de la psy démagogique qui dit aux parents : « C'est très bien ce que vous faites, ne culpabilisez plus », comme si chaque fois que l'on se permettait de dire aux parents : « Voilà, il vaudrait mieux faire comme ci que comme ça », on les culpabilisait. C'est aussi une façon de les prendre pour des imbéciles. Les parents sont parfaitement capables de se remettre en cause sans se sentir meurtris, désarçonnés, déboussolés. Tout dépend comment on le fait.
Justement, comment le faire ?

En leur donnant des repères. J'essaie d'en donner un certain nombre dans mon livre. Si les parents savaient qu'il y a une logique du psychisme, comme il y a une logique du corps, qu'il y a des conditions pour tenir debout et des conditions qui font que l'on ne peut pas tenir debout, ils seraient tout à fait aidés. Pour être très claire et comprise, je fais, dans ce livre, référence à une logique du corps. On n'a jamais dit à un diététicien qu'il était normatif ou répressif parce qu'il disait qu'il fallait manger des fruits et des légumes. Il y a des repères pour le psychisme, qui peuvent être énoncés aussi clairement que les règles de la diététique.

Par exemple, qu'un enfant n'est pas le centre du monde. Il a besoin de savoir que ses parents ont une vie, et que lui ne peut pas être dans cette vie tout le temps. Cela veut dire, par exemple, qu'il va se coucher à une certaine heure sans se relever cinquante fois. Cela veut dire que, même sous prétexte de cauchemars, il ne vient pas toutes les nuits dans la chambre de ses parents. Cela veut dire qu'un enfant a besoin que la sexualité de ses parents soit séparée de la sienne : on ne se promène pas tout nu dans la maison, on n'a évidemment pas d'ébats sexuels devant lui… Ces règles sont simples. Ce qui est compliqué, c'est qu'elles renvoient chacun à sa propre enfance, à ce qu'ont été ses propres parents, à ce qu'il a enfoui en lui. Donc elles peuvent mettre en jeu des tonnes de souffrances. Et c'est au nom de ces souffrances, que des psys disent : « On ne va pas leur faire mal, les culpabiliser. » Moi, je pense au contraire que si on dit aux parents ce qui ne va pas, si on les accompagne en leur disant : « On va essayer de comprendre pourquoi vous n'y arrivez pas », on leur permet d'évoluer.
Votre livre peut être lu comme un guide pour parents perdus ?

C'est un livre de combat. Par ma pratique, notamment dans les banlieues, j'ai vu beaucoup d'enfants qui, dès la maternelle, couraient à une catastrophe que l'on aurait pu éviter. Les parents des milieux défavorisés ont les mêmes problèmes que tous les parents. Mais ils ont des difficultés supplémentaires, parce que la misère, le chômage et l'exclusion sociale servent souvent d'amplificateurs aux problèmes qu'ils pouvaient avoir du fait de leur histoire personnelle.

Certains sont si perdus qu'ils ne peuvent transmettre ni les valeurs de notre société, ni celles de leur propre culture à leurs enfants. Ces enfants souffrent de carences éducatives et ne sont pas suffisamment aidés par les diverses instances sociales, l'école en particulier. Des repères essentiels ne sont pas mis en place alors que ces enfants pourraient réussir formidablement si on les y aidait.


Des politiques envisagent de sanctionner les parents qui n'éduquent pas leurs enfants. C'est une solution ?

Je crois que c'est un détournement de l'idée de « devoir d'éducation ». La montée de la délinquance avait déjà servi de prétexte à une remise en cause de la justice des mineurs, et elle va maintenant servir à la mise en place de mesures qui risquent fort de n'être que des mesures de répression. Parce qu'elles vont induire une équivalence entre parents défavorisés, immigrés et « mauvais parents ». Et donc accroître encore plus leur exclusion. La violence n'est pas une méthode d'éducation pour les enfants, elle n'en est pas une non plus pour les parents.
Y a-t-il des solutions ?

Ce qui existe déjà pourrait très bien fonctionner si l'on donnait les moyens nécessaires, par exemple pour augmenter le nombre de psychologues scolaires. Et surtout, si les professionnels s'autorisaient à mettre plus fermement les parents qui dérapent face à leurs responsabilités.
Avez-vous une définition simple de l'éducation ?

Eduquer un enfant, c'est l'aider à découvrir qui il est et à inscrire cette singularité dans la communauté des autres ; lui permettre de développer sa personnalité, son désir et, en même temps, l'aider à comprendre que la réalisation de ses désirs est limitée par des interdits. Mais cela ne s'apprend pas seulement par des mots. Un enfant à qui l'on ne demande jamais son avis, que l'on ne respecte pas, je ne vois pas comment il pourrait comprendre que l'autre est un être respectable. Une limite n'est crédible pour l'enfant que s'il sait qu'elle est juste et s'il sait que l'adulte qui la lui transmet est lui-même soumis à cette limite et la respecte.



Iriez-vous jusqu'à faire un lien entre l'enfant sur qui on hurle tout le temps et l'enfant trop aimé ?


Quand un enfant reçoit une gifle, tout le monde s'insurge. Mais quand des parents laissent un enfant faire n'importe quoi, au square, chez des amis ou ailleurs, personne ne parle de maltraitance. Parce que l'on suppose qu'ils sont faibles avec lui, mais qu'ils l'aiment. Pourtant, les enfants sans limites sont toujours angoissés et jamais heureux.

Laisser un enfant sans limites, c'est le laisser en proie au pulsionnel. Comme l'enfant est dans la toute-puissance imaginaire, il s'imagine que s'il veut tuer, il peut tuer. S'il n'a pas quelqu'un qui le contient, qui lui dit : « Ce n'est pas toi qui commandes, ce n'est pas toi le plus fort », il est fou d'angoisse. Il ne sait pas ce qu'il peut déclencher. Beaucoup de cauchemars et de peurs d'enfants s'arrêtent quand le père reprend sa place. Parce que si l'enfant voit que ses parents ne sont pas capables de le faire obéir, il ne peut pas les penser capables de le protéger.
En tant que psy, vous voyez dans votre cabinet les dégâts faits par ce type d'éducation où trop d'amour…

… Je ne dirais pas trop d'amour. Plutôt un amour réduit aux sentiments. Ce n'est pas pareil. Il faut considérer que, dans le titre de mon livre, il aurait dû y avoir des guillemets au mot amour. Le vrai amour parental, c'est celui qui inclut l'éducation, la non-possession. Il est tout à fait fondateur. Celui que je conteste, c'est l'amour réduit aux sentiments. L'amour qui n'inclut pas l'éducation n'est pas de l'amour, alors que l'éducation, c'est de l'amour. Eduquer, ce n'est pas refuser d'aimer un enfant, au contraire. Puisque c'est faire le travail qui va lui permettre de devenir un adulte capable de vivre.

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LE SYNDROME DE DIOGENE


Le syndrome de Diogène est un syndrome décrit par Clark en 1975 pour caractériser un trouble du comportement de la personne âgée conduisant à des conditions de vie négligées, voire insalubres.


Ce syndrome associe entre autres :

    * Une négligence parfois extrême de l'hygiène corporelle et domestique ;
    * Une accumulation d'objets hétéroclites nommée également syllogomanie:  ;
    * Un déni de son état, associé en conséquence à une absence de toute honte ;
    * Un isolement social selon les critères habituellement admis dans sa culture ;
    * Un refus d'aide concernant cet état, celle-ci étant vécue comme intrusive ;
    * Une personnalité pré-morbide : soupçonneuse, astucieuse, distante, tendant à déformer la réalité (là encore selon les critères culturels en cours).

La première étude de ce modèle de conduite date de 1966. Le nom syndrome de Diogène adopté en 1975 fait référence à Diogène de Sinope, philosophe grec du IVe siècle av. J.-C., chef de file des cyniques et disciple d'Antisthène, qui avait adopté et suivi jusqu'au bout un idéal de privation (ascèse) et d'indépendance par rapport aux nécessités matérielles. Il convient cependant de se rappeler que Diogène cherchait au contraire à se séparer de tout ce qu'il jugeait inutile (il cassa son gobelet après avoir vu un enfant boire à la fontaine en utilisant sa main) et non à accumuler les objets.




En 1966, deux psychiatres anglais, Mac Millan et Shaw, publient une étude[8] sur 72 personnes âgées vivant dans des conditions d'hygiène personnelles et domestiques inquiétantes. Ils avaient constaté chez ces patients un effondrement de leur norme de propreté personnelle et d'environnement et avaient appelé ce tableau "syndrome de décompensation sénile".
Les symptômes

La personne présentant ce syndrome choisit un isolement social aussi grand qu'il lui est possible ; elle en arrive à vivre presque recluse chez elle, n'ayant dès lors plus autant de raisons d'entretenir son logement et se désintéressant en même temps, à un degré plus ou moins grand, de son hygiène personnelle. Howard Hughes dans les dernières années de sa vie en constitue une illustration.

Se pensant à tort ou à raison en risque de pauvreté extrême, ce qui lui est suggéré par la vie peu gratifiante où elle s'installe, elle essaie d'économiser le plus possible pour parer à l'avenir, et accumule parfois des sommes importantes sans avoir réellement conscience de leur valeur. Accumuler aussi chez elle de grandes quantités de déchets ou du moins d'objets sans utilité immédiate l'amène à vivre dans des situations insalubres : d'abord simple encombrement, puis impossibilité d'entretenir ou même de faire entretenir son logement en raison même de cet encombrement devenu obstacle.
Les patients

On trouve souvent un tel comportement chez des personnes d'âge avancé souffrant de solitude après la mort d'un conjoint ou d'un parent très proche. Ce comportement peut être encouragé par une fragilité financière perçue, justifiée ou non (Howard Hughes était un des hommes les plus riches du monde). La solitude, subie ou voulue, semble le facteur de déclenchement principal. Le syndrome touche également quelques personnes jeunes.

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L'HYPOTHESE DU ZOO

L'hypothèse du zoo (en anglais zoo hypothesis) est une hypothèse avancée en 1973 par l'astronome John A. Ball dans la revue Icarus[1] en réponse au paradoxe de Fermi au sujet de l'apparente absence de preuves de l'existence d'une vie extraterrestre. Selon cette hypothèse, les extra-terrestres existeraient et seraient assez avancés technologiquement pour pouvoir communiquer avec nous. Ils observeraient la Terre et l'humanité à distance, sans essayer d'interagir, à la façon de chercheurs qui observeraient des animaux primitifs à distance, évitant d'entrer en contact afin de ne pas les perturber. Un développement de cette hypothèse est celle de la quarantaine galactique où les civilisations extraterrestres attendraient avant de contacter l'humanité qu'elle atteigne un certain niveau technologique ou évite l'auto-destruction.

Développements
L'impact catastrophique d'une civilisation évoluée technologiquement sur une civilisation moins évoluée est un des arguments des scientifiques qui soutiennent l'hypothèse du Zoo (Siège de Tenochtitlan vu par les Aztèques, 1521).

Pour l'astrophysicien Peter Ulmschneider, cette hypothèse est logique quand on voit dans l'histoire humaine l'impact catastrophique d'une civilisation évoluée technologiquement sur une civilisation moins évoluée, comme ce fut le cas pour les Amérindiens à la suite de l'arrivée de Christophe Colomb ou de Hernán Cortés. Pour lui, une civilisation extra-terrestre bien plus évoluée et ancienne que la nôtre ne prendrait pas un tel risque et resterait à l'écart, permettant à l'humanité de poursuivre un développement original, sans influence culturelles ou technologique étrangère.
Quarantaine galactique

Une hypothèse parallèle développée par l'astronome Michael Papagiannis est celle de la quarantaine galactique : plutôt que de considérer l'humanité comme un zoo, la ou les civilisations extraterrestres attendraient avant de la contacter qu'elle atteigne un certain niveau technologique ou évite l'auto-destruction. Pour Papagiannis, seul le passage de ce test hypothétique, c'est-à-dire éviter une disparition due à une guerre nucléaire, à la surpopulation ou à une catastrophe environnementale, permettrait que les civilisations extra-terrestre prennent contact avec l'humanité. Pour lui, résoudre les problèmes de l'humanité serait un moyen plus sûr d'entrer en contact qu'une recherche active comme avec le SETI[4].
Théorie en ufologie

Pour Budd Hopkins, ufologue américain qui a particulièrement travaillé sur les enlèvements par les extraterrestres, l'hypothèse du zoo implique une surveillance par des extraterrestres vivant au sein de l'humanité :

    « En 1973, John A. Ball, proposa l'« hypothèse du zoo » dans la revue Icarus, une revue internationale sur les études du système solaire. En tant que radioastronome affecté au Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, il avança très sérieusement l'idée que la Terre était un zoo et que des extraterrestres étaient chez nous, déjà occupés à nous observer. Ball ajouta aussi : « Dans le zoo parfait — zone sauvage ou sanctuaire — la faune qui s'y trouve ne doit pas avoir de liens directs avec les gardiens du zoo, ni avoir conscience de leur existence ». Ball fut tourné en dérision par de nombreux scientifiques pour sa théorie, parce qu'elle impliquait l'existence d'extraterrestres vivant parmi nous. »

Débat

Ball précise lui-même que sa théorie n'est pas démontrable ni vérifiable « parce qu'ils (les extra-terrestres) ne veulent pas être découverts et qu'ils ont la capacité technologique de s'en assurer ».

L'hypothèse du zoo de Ball est entièrement spéculative et ne repose sur aucun fait concret. Elle peut être d'ailleurs considérée comme assez anthropomorphique, mais à l'opposé de tout anthropocentrisme, attribuant à des extraterrestres des intentions finalement assez humaines. Il s'agit d'une hypothèse ad hoc, utilisée pour préserver une vision de l'univers où les civilisations abondent, et ce malgré l'absence d'éléments empiriques allant dans ce sens.

Pour le cosmologue John D Barrow et le physicien Frank Tipler, l'hypothèse du zoo est peu probable. Même s'ils proposent, pour vérifier l'hypothèse, de détecter les émissions radio éventuelles entre les veilleurs extra-terrestres présents dans notre système solaire et leur étoile d'origine comme envisagé par les scientifiques Kuiper et Morris, ou de détecter le rayonnement infrarouge de la construction de sondes auto-réplicantes comme imaginé par Freeman Dyson d'après les travaux de John von Neumann, ils pensent que s'il existait de nombreuses civilisations extraterrestres avancées et capables d'entrer en contact avec l'humanité comme l'équation de Drake pourrait le faire croire, il n'est pas certain que toutes respecteraient à la lettre cette règle de non-ingérence. De plus, même si cette règle était respectée à l'échelle d'une civilisation, la possibilité existerait qu'un individu ou un groupe d'individus extraterrestres la transgresse sciemment. Pour Barrow et Tipler, aucun système policier avancé extra-terrestre ne pourrait empêcher tout contact.

Une hypothèse pour répondre à ces controverses est qu'il suffirait que le système solaire « appartienne » à une civilisation extraterrestre, que l'univers soit composé, comme sur Terre, d'États, pour que l'hypothèse du zoo soit beaucoup plus plausible.

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L'ART-THERAPIE

L'Art-Thérapie est l'exploitation du potentiel artistique dans une visée thérapeutique et humanitaire.

L'art-thérapeute sait exploiter les bienfaits de l'art, ses effets relationnels et son pouvoir expressif notamment. L'art-thérapie peut aider des personnes qui ont des difficultés à s'exprimer et à communiquer. Dans la pratique d'une activité artistique, on met en place une suite de mécanismes, on observe, on écoute, on réfléchit, on éprouve l'envie de faire, on exprime un style, on communique des idées, sa personnalité, ses goûts. Tout cela est donc exploitable pour amener une personne à atteindre l'objectif thérapeutique défini au préalable (diminuer de l'anxiété, améliorer l'estime de soi, se projeter vers l'avenir...). Il existe différentes manières d'aborder l'art-thérapie, ce qui a donné lieu à différentes définitions; il faut différencier l'art-thérapie de la psychothérapie à support artistique que l'on confond souvent.



Le principe de l'art-thérapie est de décomposer l'ensemble des mécanismes (psychiques, physiques et sociaux) en jeu dans l'activité artistique afin de les utiliser pour le soin de la personne ou l'aide sociale avec l'objectif d'améliorer la qualité de vie par la compréhension du soi.

L'art-thérapeute envisage le patient dans une globalité, sur les plans physiques, psychiques et sociaux. Il n'interprète pas l'œuvre mais travaille la charge symbolique des actes du patient. L'art-thérapeute travaille le plus souvent avec une équipe pluridisciplinaire en élaborant un protocole thérapeutique adapté à chaque patient, en fonction des objectifs fixés. Selon certains art-thérapeutes, la notion même de patient est contestable, en art-thérapie, dans la mesure où c'est l'être humain derrière le patient qu'il faut considérer afin de lui donner toutes les chances d'évoluer.

L'art-thérapeute croit aux effets intrinsèques de l'art et du potentiel de l'activité artistique. Sa connaissance de l'activité artistique et de la pathologie du patient lui permet d'adapter son activité. Le choix de la technique artistique se fait principalement par le thérapeute lui même, en fonction de la sensibilité et des besoins du patient. L'art-thérapeute accompagne le patient dans le cheminement artistique, de la contemplation d'œuvres d'art, à la pratique, dans le plaisir d'une activité qui n'est pas à but seulement esthétique.
Les indications de l'art-thérapie

L'art-thérapie peut bénéficier à des patients souffrant psychiquement, physiquement, affectés de lésions cérébrales, d'un handicap moteur, exclus sociaux, atteint de troubles de la communication de l'expression et/ou de la relation...

L'art-thérapeute peut donc intervenir dans diverses structures : hôpitaux, hôpitaux psychiatriques, soins palliatifs, centres de rééducation fonctionnelle et neurologique, foyers de l'enfance, centres de psychothérapie, prisons, associations d'aide à la réinsertion, etc.
Transformation de soi et création

Selon l'art-thérapie, la thérapie ajoute à l'Art le projet de transformation de soi-même. L'art ajoute à la thérapie l'ambition de figurer de façon énigmatique les grands thèmes de la condition humaine.

La Créativité, mise en acte de l'imagination, agît et transforme la personne qui crée. En évaluant le cheminement thérapeutique à travers le rapport de la personne à sa production, l'art-thérapie vérifie l'efficience de la médiation artistique.

Face aux maladies, handicaps et déficits qu'elle rencontre, troubles du comportement, marginalisation... et contrairement à la psychothérapie, l'art-thérapie travaille avec la partie « saine » de la personne. Elle fait rempart au mode psychanalytique, la sensorialité et l'Art agissant en deçà et au-delà du verbe.

Elle offre dans sa partie animante toutes les formes d'expression, des arts plastiques aux arts corporels et à la musique avec leurs dérivés formalisés et adaptés suivant la personnalité de l'art-thérapeute : musique (musicothérapie), écriture (autobiographie, roman, journal, théâtre...), improvisation théâtrale, danse, conte, clown, peinture...

L'expression picturale, par des moyens simples et/ou primitifs, permet un passage direct de l'émotion au montré (intelligence de la main), de la pensée au geste, de l'œil à la toile. Que l'on soit attiré par les couleurs, les formes, l'abstrait, le réalisme ou le figuratif, la peinture est un moyen d'aller vers ce qui sous-tend l'être donnant à voir sans qu'il soit besoin d'explication. La production artistique est un moyen privilégié pour exprimer l'intime en toute discrétion.
Expression théâtrale

Dans la perspective de l'art-thérapie, jouer n'est pas qu'un jeu, c'est aussi une manière de faire apparaître « qui je suis », « ce que je peux faire », « ce que je peux être ». Par les subtils déplacements qu'elle permet, et quelle que soit sa forme, classique, moderne ou d'avant-garde, l'expression théâtrale pourrait être le support de nos non-dits, de notre force de création. Des mécanismes subtils permettraient à la fois la libération des « énergies » trop longtemps contenues et leur valorisation dans un ici et un maintenant.

Un bon exemple de thérapie par l'expression théâtrale est le psychodrame dont le but même est de réussir à mettre en scène, et donc en acte, des affects souvent douloureux et parfois inacceptables par la société et/ou par soi même. L'art-thérapie consiste en un accompagnement de ces créations dans un parcours symbolique au service du développement de la personne vers un aller-mieux et un être davantage.
Les différentes approches [

Certaine approches de l'art-thérapie reprennent l'approche du psychanalyste Jung, avec le concept d'imagination active, et qui a largement exploré la dimension symbolique qui parle directement à l'inconscient (De manière différente selon la culture et les significations de tel ou tel symbole dans telle ou telle culture) et des archétypes qui nous relient à l'inconscient collectif.

Pour d'autres courants, comme le courant structuraliste, l'approche est centrée sur les apports de la psychanalyse contemporaine (Jacques Lacan, Françoise Dolto, Piera Aulagnier…).


L'hypermnésie (du grec huper, avec excès, et mnesis, mémoire), appelée également exaltation de la mémoire, désigne en médecine une condition psychologique caractérisée par une mémoire exceptionnelle due à une suractivité du cerveau. Ces facultés hypermnésiques peuvent s'exprimer principalement sous deux formes :

    * l'hyperthymésie qui consiste en une exaltation de la mémoire épisodique, c'est-à-dire que les souvenirs autobiographiques sont exceptionnellement bien mémorisés ;
    * la mémoire eidétique dite aussi « mémoire photographique » qui se caractérise par une capacité exceptionnelle à se souvenir d'images, de sons ou de tout autre série de stimuli sans contexte particulier.

En histoire, hypermnésie désigne une sur-médiatisation de certains pans de la mémoire collective au détriment d'autres.
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L'hypermnésie serait due au fait que la mémoire à court terme de la personne passe très vite en mémoire à long terme[réf. nécessaire], d'où le fait de retenir beaucoup de détails insignifiants par rapport à la masse d'informations retenues.

Concrètement, un hypermnésique peut se focaliser sur la musique[réf. nécessaire] : à chaque fois qu'il entend une phrase (dans une conversation, etc.), phrase qu'il a déjà entendue dans une chanson, il a l'air de cette chanson en tête. On note aussi très souvent un problème de distance temporelle. En effet, pour certains hypermnésiques les événements passés ont tous eu lieu hier, et il n'y a pas de distance (à cause du manque d'atténuation du souvenir) entre un événement arrivé il y a un mois et un événement survenu il y a trois ans.

L'hypermnésie amène différents sentiments chez la personne. Ils dépendent du domaine de focalisation. Elle amène aussi différentes envies. Exemples : la personne a peur qu'il y ait un problème de stockage de toutes ces informations à partir d'un moment, d'où le besoin d'écrire ou de dessiner un grand nombre de choses. Cela peut amener l'angoisse de ne plus se souvenir aussi bien de tout.
Le syndrome de Targowla
Le syndrome de Targowla est un des cas d'hypermnésie pathologique : c'est une variété de névrose traumatique[réf. nécessaire] de guerre qui a pour effet une hypermnésie de type émotionnel, à propos de rappels à la mémoire d'un ou plusieurs souvenirs traumatisants - ce syndrome est notamment typique des anciens déportés des camps nazis[réf. nécessaire]. La névrose traumatique de guerre résulterait, selon l'approche psychodynamique, d'un conflit psychique non résolu.

Les symptômes sont d'ordre affectif et émotif, mais le malade garde ses fonctions mentales intactes. L'hypermnésie n'altère pas gravement la personnalité. Comme dans toute névrose, le malade est conscient de son hypermnésie et des troubles de comportement qu'elle implique. Il peut ainsi en dominer, au moins en partie, les effets.
Troubles et gestion de l'hypermnésie

L'hypermnésique a besoin de "compiler" les informations au moins une fois toutes les 48 heuresC'est-à-dire qu'il va se repasser le fil des événements vécus pour "pouvoir les classer" dans sa mémoire. Des liens entre les personnes et les événements sont alors réalisés.

Dans le cas d'un analyste politique, l'hypermnésie induit une meilleure compréhension de situations très complexes[réf. nécessaire]. Mais chez des personnes qui ne travaillent pas leur hypermnésie, cela peut amener de la paranoïa[réf. nécessaire] (un événement négatif est lié à toute une série d'autres évènements "neutres" non liés objectivement).

Les troubles psychiatriques associés à l'hypermnésie sont plus ou moins graves suivant le degré de névrose. Ce sont entre autres :

    * Angoisse
    * Agressivité
    * Manque d'assurance en société (qui induit souvent une agressivité comme compensation)
    * Interprétation passionnelle des évènements
    * Frigidité ou impuissance
    * Paranoïa

Mais avant de parler de troubles, il faut plutôt citer le fait qu'une personne atteinte d'hypermnésie est, par rapport aux autres, constamment en train de réfléchir. Toute chose pour elle est à classer, est une information à traiter.

Cela étant cité, la prise de conscience de cette maladie permet de gommer les inconvénients pour ne garder que les avantages[réf. nécessaire]. Il y a également l'exemple d'un négociateur social qui grâce à son hypermnésie arrivait à résoudre des conflits sociaux complexes, car il arrivait à réfléchir très vite à toutes les solutions possibles et aux conséquences possibles (et ce, notamment grâce à sa culture générale dans le domaine social).


L'hypermnésie n'est pas à confondre avec la mémoire eidétique qui ne désigne pas une pathologie


L'utilisation du terme hypermnésie en histoire et sciences humaines est due à l'historien Alain Besançon. Celui-ci la définit comme un déséquilibre entre la conscience collective d'un fait historique et celle d'autres faits contemporains qui, eux, sont l'objet d'amnésies collectives. Alain Besançon donne en exemple l'hypermnésie de la Résistance par rapport à l'amnésie de la Collaboration, ou encore (ce qui causa de vives polémiques) l'hypermnésie des crimes du nazisme et l'amnésie de ceux des régimes communistes. Selon ses propres termes, il lui fut pénible de revenir sur ce sujet, mais il affirme y avoir été poussé par la levée de boucliers contre la publication du "Livre noir du communisme" (à un moment où la Russie et les partis communistes eux-mêmes, avaient pourtant reconnu ces crimes). Besançon donne en exemple récent (juin 2009) une critique de l'historien André Burguière, publiée dans le Nouvel Observateur au sujet du documentaire "Négociations secrètes : Staline, les nazis et l'Occident" qui évoque les crimes de Staline. Dans sa critique, André Burguière reproche aux auteurs de ne pas évoquer les crimes nazis. Besançon remarque que le sujet de ce documentaire était Staline, non Hitler, et que le film n'évoque pas davantage les crimes coloniaux de l'Occident ; il ajoute que nul n'aurait l'idée de reprocher à un film sur le nazisme de ne pas évoquer le Goulag, et c'est pourquoi il y voit un exemple d'hypermnésie.



Principe de Peter
Un article de Wikipédia


Le Principe de Peter, également appelé « syndrome de la promotion Focus » de Laurence J. Peter et Raymond Hull, est un principe satirique relatif à l'organisation hiérarchique. Il est paru originalement sous le titre The Peter Principle (1969).

Selon ce principe, « tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence. »

Il est suivi du « Corollaire de Peter » :

« Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. »


Explication du principe

Principes de base :

* un employé compétent à un poste donné est promu à un niveau hiérarchique supérieur ;
* un incompétent à un poste donné n'est pas promu à un niveau supérieur.

Corollaires :

* un employé ne restera dans aucun des postes où il est compétent puisqu'il sera promu à des niveaux hiérarchiques supérieurs.
* par suite des promotions, l'employé finira (peut-être) par atteindre un poste auquel il sera incompétent.
* par son incompétence à ce poste, l'employé ne recevra plus de promotion, il restera donc indéfiniment à un poste pour lequel il est incompétent.

Corollaires :

* à long terme, tous les postes finissent par être occupés par des employés incompétents pour leur fonction.
* la majorité du travail est effectuée par des salariés n'ayant pas encore atteint leur « seuil d'incompétence ».

De plus, si nous partons des principes que plus un poste est élevé dans la hiérarchie,

* plus il demande des compétences ;
* plus son impact est grand sur le fonctionnement de l'organisation,

alors nous pouvons constater que l'impact de l'incompétence de l'employé aura été maximisé par le niveau hiérarchique du poste auquel il aura été promu. Ces dernières hypothèses ne sont qu'une interprétation non systématiquement retenue du principe de Peter.

LE SYNDROME
DE
GLISSEMENT



Repérer les signes du syndrome de glissement.
Expliquer la prise en charge et le rôle préventif par rapport au syndrome de glissement.


Définition :

Décompensation rapide de l'état général faisant suite à une affection aiguë qui est en voie de guérison ou qui paraît guérir. La personne semble consciemment refuser à vivre.
Affection aiguë : infection, traumatisme, intervention chirurgical, problèmes vasculaire, choc psychologique, et peut se présenter dans tous service et non pas uniquement en gériatrie.


Signes caractéristiques
Anorexie, altération de l'état générale, adipsie (ne pas avoir soif), formulation du désir de mourir, syndrome confus, dépressif, déshydratation, atonie vésicale et intestinale (altonie : rétention).

Les types diagnostique différentiel :
Cause organique, psychologique (dépressif), les personnes négativistes (non à tout), la régression psychomotrice.


1 ) Les causes
L'isolement social, la mise en institution, un deuil, à la suite d'une chirurgie (une maladie), conflit familiale (vente de maison…).


2)Mise en oeuvre


Essayer de laisser la personne s'exprimer, l'écouter*, en parler avec la famille (pas de chantage, les menaces, la colère, la froideur, l'infantilisation…).
L'aider psychologiquement.
Pole relationnelle avec le malade, la famille et l'équipe.

3 ) Prévention du syndrome de glissement

Avant tout il faut connaître les étapes du vieillissement.

La retraite,
perte du sentiment d'utilité,
dégradation physique et cognitive.



Préserver la qualité du soins de la personne soigné :


  1. - Assurer des soins individualisé : lui maintenir une autonomie et une activité.
  2. - Procurer un environnement agréable, dynamisant adapté avec repérage temporelle, lieu de vie organisé.
  3. - Laisser libre choix à la personne âgée des activités.
  4. - Travailler sur les infections : respecter les règles d'hygiènes (lavage des mains…) et d'asepsie, nettoyage de l'environnement.
  5. - Type d'infection rencontrée : infection urinaire (faire boire, toilette intime, changer les protections avec une toilette, éviter de mettre des protections si la personne est valide.
  6. - Infection bronchique : thermorégulation changé la personne frileuse, fermer la ou les fenêtres.
  7. - Maintien du transit intestinal : noter si transit, quel rythme, hydratation, favoriser la marche.
  8. - Mettre en place des activités de groupe :éviter l'isolement, favoriser la lecture.
  9. - Mettre en place une coordination des équipes : Problèmes de la personne, recueillir les informations.

Comment pense-t-on à deux ?
Les auteurs de « Qu'est-ce que la philosophie ? » retracent l'histoire d'une amitié sans intimité,
qui fonctionne à l'« accordage » et au « branchement machinique ».
Par Robert MAGGIORI
Libération le 12 septembre 1991

http://1libertaire.free.fr/Guattari5.html












09/06/2009
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