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PSYCHOLOGIE, PHILOSOPHIE : quelques thêmes de sujets

L'empirisme désigne un ensemble de théories philosophiques (avec des applications logiques, psychologiques ou linguistiques) qui font de l'expérience sensible l'origine de toute connaissance valide et de tout plaisir esthétique. L'empirisme s'oppose en particulier à l'innéisme des idées et à l'idée de connaissance a priori. Il va souvent de pair avec une théorie associationniste des idées, qui expliquent leur formation par la conjonction d'idées simples (William James étant, sur ce point, une exception notable [1])

L'empirisme postule que toute connaissance provient essentiellement de l'expérience. Représenté par exemple par les philosophes anglais Roger Bacon, John Locke et David Hume, ce courant considère que la connaissance se fonde sur l'accumulation d'observations et de faits mesurables, dont on peut extraire des lois générales par un raisonnement inductif (dit aussi synthétique [réf. nécessaire]), allant par conséquent du concret à l'abstrait. L'« empirie » est ainsi l'ensemble des données de l'expérience pure, considéré comme l'objet sur lequel porte la méthode expérimentale.


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la forclusion du nom du père

 

 

 

Le site "Psychiatrie Infirmière" reproduit ici une intervention de Jean Luc Graber sur la forclusion du Nom du Père.

 

Introduction

 

Le concept de la "forclusion du Nom du Père" a été élaboré par Jacques Lacan dans les années 1955 - 1956 - 1957. Ce concept est resté, avec celui du "stade du miroir" (accès au dossier "stade du miroir"), un passage obligatoire à la compréhension de l'œuvre de Jacques Lacan (accès au dossier "Jacques Lacan: introduction, définition et théorie").

 

Jacques Lacan a parlé de la forclusion dans un texte qui s'appelle: "d'une question préliminaire à toute réponse possible au traitement de la psychose".

De ce fait, il introduit donc cette question comme préalable d'une autre question: "est-ce que l'on peut soigner la psychose?"

Et cette deuxième question, elle, reste en suspens, car y a-t-il une cure possible, pour le psychotique? Nous laisserons donc pour l'instant cette question avec des points de suspension...

 

En aucune manière nous ne prétendrons avoir fait le tour de la question de la psychose (accès au dossier "psychose: définition, pathologie et soin"), si on ne comprend pas ce que c'est que la forclusion du Nom du Père. Car même quand le concept est connu et appréhendé, la grosse difficulté est encore de voir comment ça fonctionne dans la clinique, et en particulier dans la psychose de l'enfant.

 

Jacques Lacan a élaboré la notion de forclusion à partir de cas d'adultes, notamment à partir du "cas Schreber" (dans "Cinq psychanalyses" de Sigmund Freud). Il s'est appuyé sur les consultations qu'il faisait à l'époque à l'hôpital Ste Anne, où on lui présentait surtout des cas de psychotiques adultes. Il est vrai que cette forclusion s'applique assez bien, de façon cohérente dans les psychoses paranoïdes et paranoïaques.

Mais est-ce que cela peut nous aider dans les psychoses de l'enfant et en particulier dans l'autisme (accès au dossier "autisme: définition et théorie")? C'est la critique qu'il y aurait à faire sur ce que l'on sait de la forclusion. En tout cas, il ne faut surtout pas penser que la forclusion explique tout.

 

Pour introduire la question de la forclusion on peut donc dire que le concept essaie de rendre compte de la faille spécifique que l'on trouve chez les psychotiques: la faille dans le système symbolique. Comment peut-on la repérer? Bien entendu par la difficulté que le sujet a de s'exprimer, de communiquer. A-t-il oui ou non une parole? On sait que l'enfant psychotique a toujours une altération de la parole. Et même s'il est dans le langage, il n'a pas forcément la parole. Il peut très bien être écholalique, c'est-à-dire parler en écho. Il est alors dans le langage parce qu'il utilise des mots, mais ces mots en question ne sont pas les siens. Il reprend les mots de l'autre. L'autre, avec un grand ou un petit "a". Et c'est l'autre double, l'autre spéculaire, qu'il imite et dont il reprend les mots. Ou alors, le psychotique invente des mots qui sont hors langage. Bref, il y a donc toujours une faille, d'une manière ou d'une autre, qui se traduit par un défaut de langage. Mutisme, écholalie, mais également déraillement schizophrénique de la symbolisation: lorsque le sujet schizophrénique se met à parler dans une sorte de "décalage", de séparation entre ce qui est du signifiant et du signifié, il se met alors à aligner les mots les uns à la suite des autres, sans que l'interlocuteur puisse comprendre, sans que cela renvoie à un signifié, ou à une signification pour l'autre. Il y a coupure entre signifiant et signifié, et les deux fonctionnent pour leur propre compte.

 

D'autres symptômes, proprement psychotiques, introduisent également cette faille dans le système symbolique chez l'enfant et l'adulte: les hallucinations, le fait d'entendre des voix, le fait d'avoir des idées qui s'imposent à soi et qui traduisent en fait que, ce que le sujet ne peut garder en lui, revient du dehors, sous la forme d'une hallucination.


http://psychiatriinfirmiere.free.fr/infirmiere/formation/psychologie/psychologie/forclusion.htm



Article ajouté le 2009-06-09 , consulté 57 fois

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